Ana, notre volontaire européenne dans le cadre du Corps européen de solidarité est présente au sein de l’association depuis le 1er mars 2020. Au moment du confinement elle a fait le choix de rester en France. Elle témoigne de sa vie chez nous, en confinement.

  • Comment se passe ton expérience de volontariat depuis ton arrivée ?

 

Les deux premières semaines, j’ai commencé à prendre mes marques sur mon lieu de travail. J’ai découvert les tâches à accomplir, la grande diversité des activités liées au jumelage ainsi que les programmes de l’OFAJ, d’Erasmus et du Corps européen de solidarité.

 

  • Qu’est-ce que tu as appris jusqu’à présent ?

 

Pendant ce premier mois à Limoges, j’ai appris ce à quoi correspondait le terme de jumelage et les possibilités d’échanges grâce aux programmes européens (OFAJ, CES, Erasmus+ et Europe pour les citoyens). J’ai pris connaissance des différentes thématiques de mobilité pour les jeunes (solidarité, patrimoine, histoire européenne, échanges de jeunes, rencontres partenariales, stages, jobs d’été, etc.).

 

  • Comment vis-tu le confinement ?

 

Après 2 semaines de travail au bureau, nous avons été obligé de travailler en télétravail. Au début c’était difficile pour quelqu’un qui aime se promener et voyager de rester enfermé, mais après une semaine et une bonne dose de chocolat j’ai commencé à voir les avantages (je dors plus, je ne calcule plus le temps nécessaire pour sortir pour ne pas rater le bus, je n’ai plus besoin de penser à comment m’habiller et j’ai commencé à aimer la pluie).

 

  • Comment travailles-tu pendant le confinement ?

 

Nous avons changé l’organisation parce qu’en étant à la maison le travail s’effectue différemment. Je travaille depuis l’ordinateur sur Google Drive ce que me permet de partager mes activités avec ma tutrice et le Président. On fait des visioconférences pour parler des tâches effectuées et celles à faire.

 

  • Comment t’organises-tu avec l’association ?

 

Depuis que l’on est confiné, on travaille avec la chargée de mission, Elina, sur le kit clé USB. On échange chaque jour sur ce que l’on a fait et sur ce qu’on doit faire. Je pose régulièrement des questions et Elina me donne des explications et des précisions. A la fin de la semaine, on fait un point avec le Président et la chargée de mission pour échanger sur notre travail de la semaine. 

 

  • Comment se passe ta vie en colocation ?

 

Je vis en colocation avec deux français et un espagnol, ce qui me fait pratiquer deux langues (le français et l’anglais). Tous les colocataires sont très gentils mais on ne se voit pas souvent. Je pense que l’on craint les interactions pendant cette période, c’est pourquoi on passe beaucoup de temps dans nos chambres.

 

  • Est-ce que tu as rencontré des difficultés depuis ton arrivée en France ?

 

Ma plus grande difficulté est de vivre en quarantaine. Cependant, ce problème touche une grande partie du monde donc j’essaye de relativiser.

La première semaine de confinement était plus difficile. J’ai eu du mal à m’habituer, ce qui m’a créé quelques troubles du sommeil. Après une semaine, j’ai moins regardé les informations sur le sujet du virus et depuis je me sens mieux.

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